dimanche 20 septembre 2009

YUKAKO EN SUISSE



Au Japon, j'ai fait la connaissance de Monsieur KIMURA Goro, professeur à l'Université de Tokyo et espérantiste. Il m'a informée qu'une de ses étudiant/e/s, Yukako, avait choisi comme thème de mémoire les politiques linguistiques en Suisse. Il m'a demandé si je pouvais aider cette étudiante.

En Japanio mi konatighis kun Sinjoro KIMURA Goro, profesoro en la Universitato de Tokyo kaj esperantisto. Li informis min, ke unu el liaj studentoj, Yukako, elektis kiel labortemon la prilingvajn politikojn en Svislando. Li demandis al mi, chu mi pretas iom helpi al tiu studentino.


J'ai organisé diverses visites pour elle et j'ai fait une masse de photos dans le style japonais: la personne au coin de la photo devant le sujet principal.

Mi organizis diversajn vizitojn por shi kaj amase fotis laù japaneca stilo: la persono staras angule de la foto antaù la chefa temo.

Nous avons visité la Conférence des Directeurs de l'Instruction Publique à Berne, le Parlement, ch Echange de Jeunes à Soleure, le Forum du Bilinguisme à Bienne, l'Université (bilingue) de Fribourg, l'Institut du Plurilinguisme à Fribourg. Ce fut une semaine très dense; elle et moi avons appris des masses de choses.

Ni vizitis la Konferencon de la Direktoroj de Publika Instruado en Berno, la Parlamenton, ch Intershanghon de Junuloj en Soloturno, la Forumon pri Dulingvismo en Bielo, la dulingvan Universitaton en Friburgo, la Instituton pri Plurlingvismo en Friburgo. Estis tre densa semajno; shi kaj mi eksciis multon dum tiu semajno.

Fête de lutte à la Vue des Alpes: rien de plus folklorique!

Festo pri luktosporto en La Vue des Alpes: nenio pli folklora!!

Le Locle


Neuchâtel





Biel-Bienne-Bielo








Soleure-Solothurn- Soloturno

A Berne, au Parlement.
En Berno en la Parlamento.














La vieille ville de Berne, patrimoine mondial de l'UNESCO.
La malnova urbo Berno, mondheredajho de UNESCO.






Renan, canton de Berne, région du Jura / kantono Berno, jhurasa regiono


dimanche 6 septembre 2009

ONU


L’Association Universelle d’Espéranto (UEA) est une Organisation Non Gouvernementale (ONG) reconnue par l’Organisation des Nations Unies (ONU). L’ONU a son siège principal à New York et un siège principal en Europe à Genève, en Suisse. Il incombe donc aux espérantophones suisses de dignement représenter l’UEA auprès de l’ONU à Genève . Une équipe de cinq personnes s’en charge, j’en fais partie.
J’ai siégé trois jours au Forum Social du Conseil des Droits de l’Homme (début septembre). J’ai pu entrer en contact avec plusieurs délégations d’Etats membres et observer le fonctionnement d’une organisation mondiale qui a six langues officielles et des interprètes.

Regardez bien l'écran: on me voit en haut à droite.
Bone observu la ekranon: oni vidas min supre dekstre.

Universala Esperanto-Asocio (UEA) estas NeRegistara Organizo (NRO) agnoskita de Unuiĝintaj Nacioj (UN). UN havas sian ĉefan sidejon en Novjorko kaj ĉefan eŭropan sidejon en Ĝenevo, Svislando. Estas tasko de la svisaj esperantistoj digne reprezenti UEA-n ĉe UN en Ĝenevo . Kvinpersona skipo faras tiun laboron, mi apartenas al ĝi.
Mi deĵoris dum tri tagoj en Socia Forumo de la Homrajta Konsilio komence de septembro. Mi povis ekrilati kun delegacioj de membro-ŝtatoj kaj observi la funkciadon de tutmonda establo kun ses oficialaj lingvoj kaj interpretistoj.






Stefano Keller au travail.
Stefano Keller laboranta
.





Sur la Place des Nations.

Sur la Placo de Nacioj.

METABIEF (FR)






Métabief est une petite localité dans le Jura français tout près de la Suisse tout près de Vallorbe (VD). Le village est situé à 1000 mètres d’altitude et offre de vastes possibilités de sport d’été et d’hiver.

Le chalet « Les sapins de l’amitié » offre 80 lits et un accueil chaleureux. Y verra-t-on des rencontres d’espérantophones comme SFERO (rencontre des familles suisses espérantophones) et/ou REF (rencontre des familles espérantophones au niveau mondial) ?



Métabief estas urbeto en franca Ĵuraso tute proksime de Svislando proksime de Vallorbe, kantono Vaùdo. Ĝi situas je 1000 metroj super marnivelo kaj ofertas multajn eblojn sportumi somere kaj vintre.

La ĉaledo « Abioj de amikeco » havas 80 litojn kaj la akcepto estas tre amika. Ĉu okazos tie SFERO (Svisa Familia Esperanto-Renkontiĝo) kaj/aù REF (Renkontiĝo de Esperantistaj Familioj, mondskala) ?

 


http://www.franche-comte.org/dn_Les_villages_de_vacances_de_Franche-Comte/fiche_CENTRE_DE_VACANCES_-_LES_SAPINS_DE_L_AMITIE_METABIEF_314000398.htm







Carte de METABIEF
1 Sapins de l'Amitié
2 Centre Azureva
3 Hôtel Etoile des Neiges
4 Salle Paul Charlin


Centre AZUREVA
Pas de lits superposés.
192 lits.













Salle Paul Charlin


Hôtel Etoile des Neiges

vendredi 4 septembre 2009

HOMOPHOBIE

« Le Courrier » édité à Genève a publié le 4 septembre 2009 un article intitulé « L’école ne mène pas la vie assez dure aux préjugés homophobes »

"Le Courrier" jhurnalo eldonita en Ghenevo publikigis la 4an de septembro 2009 artikolon, kies titolo estis: "En la lernejoj oni ne sufiche luktas kontraù malamo al samseksemuloj".

Ma réaction :


Mia reago:

Je m’étais acheté à Copenhague une belle grande bague en ambre. A Göteborg, une belle grande femme s’approche de moi et me dit : « Mireille, je veux dormir avec toi ! ». Je suis surprise, c’est le moins qu’on puisse dire… Je séjourne à Göteborg avec mon mari et j’ai près de 60 ans… Elle poursuit : « Pendant ton sommeil, je te volerai ta bague ! »
En Kopenhago mi achetis por mi tre belan grandan ringon el sukceno. En Gotenburgo bela granda virino venas al mi kaj diras al mi: "Mirejo, mi volas dormi kun vi!". Mi estas surprizita, jes vere... Mi restadas en Gotenburgo kun mia edzo kaj mi estas preskaù 60jara... Shi plu parolas: "Dum via dormo mi shtelos vian ringon!"





Il fallait faire 5 minutes de bus pour atteindre la route principale, nous étions 15 dans un petit bus à 12 places (on est au Brésil), je propose à la jeune Française toute menue qu’elle s’asseye sur mes genoux. Elle me dit : « Moi, j’en suis, mais vous, je ne sais pas… » J’ai compris, je lui ai redit ma proposition qui concernait juste le fait qu’elle s’asseye pour 5 minutes sur mes genoux. Et nous avons ensuite longuement parlé de l’homosexualité et de l’homophobie.
Ni bezonis 5 minutojn por atingi la chefstraton, ni estis 15 en eta buso, kie estis 12 sidlokoj (temas pri Brazilio), mi proponis al franca junulino tute maldika, ke shi sidighu sur miajn genuojn. Shi diris al mi: "Mi apartenas al ili; pri vi mi ne scias..." Mi komprenis, mi ree proponis, ke shi sidighu sur miajn genuojn, nur tion. Poste ni longe kaj detale parolis pri samseksemo kaj malamo al samseksemuloj.



C’est en racontant ces histoires que j’ai commencé de parler d’homosexualité dans toutes mes classes chaque année (mes élèves avaient de 13 à 16 ans, j’ai fini 38 ans d’enseignement en été 2008). J’ai toujours affirmé haut et fort qu’il y a toujours eu environ 10% d’homosexuels à travers toutes les époques et tous les continents, qu’on ne choisit pas son orientation sexuelle (c’est le slogan québécois pour lutter contre l’homophobie) et que je peux très bien collaborer avec les homosexuels que je rencontre dans ma vie professionnelle ou bien dans mes autres activités.
Chiun jaron mi rakontis tiujn du travivajhojn al miaj lernantoj, kiuj estis inter 13 kaj 16 jaraj. Mi fininstruis en somero 2008 post 38 jaroj da laboro. En chiuj klasoj iam dum la jaro mi per tiuj du rakontoj iris al la temo "samseksemo". Chiam mi forte emfazis, ke ekzistas chiam proksimume 10% da samseksemuloj sur chiuj kontinentoj en chiuj epokoj, ke oni ne elektas sian priseksan orientighon (tio estas la frapfrazo en Kebekio por lukti kontraù malamo al samseksemuloj), kaj ke mi bonege povas kunlabori kun tiaj homoj, kiujn mi renkontas en mia profesia vivo aù aliloke.


Le prof entend parfois des propos homophobes ou racistes durant les brèves périodes où les élèves sont en stabulation libre (cour, corridors, etc.). Il doit réagir, car « Qui ne dit rien consent ». C’est la solution de facilité de faire la sourde oreille. La première chose à faire, la première étape, c’est d’expliquer le sens des termes. « pédéraste » n’est pas égal à « pédophile » ; « érotique » n’est pas égal à « porno » ; « excité » n’est pas égal à « pervers ». Soyons précis, on est à l’école ! Ensuite on présente l’homosexualité comme quelque chose de normal, qui peut arriver, et les homosexuels comme des personnes qui méritent le respect comme toute personne. « Si un homme s’approche de moi, je le tue ! » me disait un garçon. « Non ! Tu dis simplement, calmement et clairement: NON ! Je ne veux pas ! » Et ce troisième aspect, ce droit à dire NON existe pour les garçons qui se font approcher par des hommes ou des femmes, et pour les filles qui se font approcher par des hommes ou des femmes. Ce droit à dire NON devient un devoir quand un jeune se fait approcher par un vendeur de drogue ou par un copain qui lui propose de faire ensemble un mauvais coup. « Vous serez tous une fois ou l’autre dans une situation où vous DEVREZ dire clairement NON ! »



La instruisto foje aùdas insultajn parolojn rilate al samseksemo dum mallongaj momentoj, kiam la gelernantoj estas liberaj (en la korto, en la koridoroj, ktp.) Li devas reagi, char "Tiu, kiu nenion diras, konsentas" (franca proverbo). Estas la komforta solvo ludi la surdulon. La unua etapo en la reago estas klarigi la terminojn. "Pédéraste" ne egalas al "pédophile" (temas pri francaj vortoj; la unu aludas al viro, kiu emas seksumadi kun knaboj; la dua aludas al viro aù virino, kiu emas seksumadi kun geknaboj); "erotika" ne egalas al "pornografia"; "ekcitita" ne egalas al "perversa". Ni estu precizaj, ni estas en lernejo! Poste mi prezentis samseksemon kiel ion normalan, tio povas okazi, samseksemuloj meritas respekton, same kiel iu homo. Knabo diris al mi: "Se viro alproksimighas al mi, mi mortigos lin!" Ne! Vi simple diru, trankvile kaj klare: "NE, mi ne volas!". Kaj venas tria aspekto: tiu rajto diri NE ekzistas por chiu knabo, kiun aliras viro aù virino, kaj por chiu knabino, kiun aliras viro aù virino. Tiu rajto diri NE farighas devo, kiam iu venas al junulo por vendi drogon aù kiam iu kunulo venas al junulo kun propono fari fiagon. "Vi chiuj estos iam foje en tia situacio, kiam vi DEVOS klare diri NE!".



La jeune Française toute menue qui voyageait avec moi au Brésil me disait : « Ce serait super si tous les profs avaient ton ouverture et parlaient comme toi de l’homosexualité avec leurs élèves adolescents. » Pour moi, c’est un devoir, vu la relation entre découverte de son homosexualité et taux de suicides chez les jeunes. On a encore du chemin à faire dans l’apprentissage du respect et de la tolérance.

La franca junulino maldika, kiu vojaghis kun mi tra Brazilio, diris al mi: "Estus mirinde bone, se chiuj geinstruistoj havu vian malfermitecon kaj parolu al siaj gelernantoj pri samseksemo same kiel vi parolas al viaj junulaj gelernantoj." Por mi estas devo, char estas rilato inter malkovro de sia samseksemo kaj sinmortigo che junuloj. Ankoraù staras antaù ni plia plua lernado pri respekto kaj toleremo.


DENOMINATEUR COMMUN

KOMUNA DENOMINATORO, DIVIDANTO

Ceci est un exemple.
Tio estas ekzemplo.

Ceci est une citation.

Tio estas citajho.

"Un dénominateur commun

Komuna dividanto

Devant les manipulations génétiques, l'orientation du système économique mondialisé, le respect toujours fragile des droits humains fondamentaux, et tant d'autres questions essentielles, il devient de plus en plus urgent de réfléchir à une éthique commune à notre humanité. Mais « tout se passe comme si la vie économique, sociale et politique pouvait ou même devait faire abstraction d'une référence objective au bien et au mal moral » (1). C'est pourquoi l'Église catholique, porteuse d'une longue tradition, a développé la notion de loi naturelle énonçant « les préceptes premiers et essentiels qui régissent la vie morale » (2). La Commission théologique internationale (CTI) a décidé, en 2004, de travailler le sujet pour aller « à la recherche d'une éthique universelle » avec un nouveau regard sur la loi naturelle .
Antaù la genaj manipuladoj, la orientigho de la tutmonda ekonomia sistemo, la chiam malforta respekto de la fundamentaj homaj rajtoj kaj tiom multe da aliaj esencaj demandoj, farighas chiam pli malfacile pripensi pri komuna etiko por nia homaro. Sed "chio disvolvighas same kiel se la ekonomia, socia kaj politika vivo povus aù ech devus ne konsideri objektivan referencon al morala bono aù malbono." Tial la katolika eklezio, kiu fontas el longa tradicio, evoluigis la nocion de natura legho, klarigante la unuajn kaj esencajn principojn, kiuj regas la moralan vivon". La internacia teologia Komisiono decidis en la jaro 2004 prilabori la temon por esplori pri "serchado de universala etiko" kun nova rigardo al la natura legho.


(...) la morale catholique met en valeur la loi naturelle. Pour les chrétiens, celle-ci est inscrite par Dieu dans la conscience humaine. Elle peut alors être perçue et acceptée comme une dénominateur commun à tous les peuples et à toutes les cultures, devenant l'espéranto de l'éthique afin que tous les hommes et femmes trouvent la meilleure façon d'assumer leur responsabilités, et de respecter la vie et la création. "
(...) la katolika moralo emfazas la naturan leghon. Por kristanoj tiu legho estas skribita de Dio en la homan konscion. Pro tio ghi povas esti perceptata kaj akceptata kiel komuna dividanto por chiuj popoloj kaj chiuj kulturoj, kaj tiel farighi etika esperanto, por ke chiuj homoj, viroj kaj virinoj, trovu la plej bonan manieron porti siajn respondecojn kaj respekti la vivon kaj la kreitajhon.


P. Vincent Cabanac, tiré de "La documentation catholique" 2009-09-06
P. Vincent Cabanac, el "Katolika Dokumentado" 2009-09-06

Ce que l'on peut observer dans le texte ci-dessus, c'est l'utilisation du mot ESPERANTO dans le sens de notion compréhensible par tout le monde. A l'opposé, le mot volapuk signifie actuellement charabia.... Dans les années 1980, grâce à l'agence Argus, on recevait au CDELI à La Chaux-de-Fonds, Centre de Documentation et d'Etude sur la Langue Internationale, toutes les mentions du mot ESPERANTO dans la presse suisse. Environ un tiers n'avait pas de rapport avec la langue elle-même, mais présentait Linux, par exemple, l'espéranto pour les ordinateurs, donc le dénominateur commun. Actuellement, j'ai installé une "alerte Google" et je reçois toutes les parutions utilisant le mot ESPERANTO. Et je constate la même chose: environ un tiers utilise le mot ESPERANTO dans le sens de dénominateur commun, notion comprise par tous.


Tio, kion oni povas observi en tiu chi supera teksto, estas la uzo de la vorto ESPERANTO kun la signifo de nocio komprenebla de chiuj personoj. En tute alia flanko la vorto volapuk nuntempe signifas nekompreneblajho... En la okdekaj jaroj, danke al agentejo Argus, ni ricevis en CDELI en La Chaux-de-Fonds (Centro de Dokumentado kaj Esploro pri la Lingvo Internacia) chiujn menciojn de la vorto ESPERANTO en la svisa gazetaro. Chirkaù triono tute ne rilatis al la lingvo mem, sed ili prezentis ekzemple Linux kiel la esperanton por komputiloj, do komunan dividanton. Nuntempe mi instalis "Alerte Google" kaj mi ricevas chiujn aperojn de la vorto Esperanto sur la Reto. Mi konstatas la samon: chirkaù triono el ili uzas la vorton Esperanto en la signifo de komuna dividanto, nocio komprenita de chiuj.